Volt, star malgré lui / Bolt / Chris Williams et Byron Howard

Publié le par Limess




Sortie: 4 février 2009

> L'histoire: Pour le chien Volt, star d'une série télévisée à succès, chaque journée est riche d'aventure, de danger et de mystère - du moins devant les caméras. Ce n'est plus le cas lorsqu'il se retrouve par erreur loin des studios de Hollywood, à New York... Il va alors entamer la plus grande et la plus périlleuse de ses aventures - dans le monde réel, cette fois. Et il est convaincu que ses superpouvoirs et ses actes héroïques sont réels... Heureusement, Volt va se trouver deux curieux compagnons de voyage : un chat abandonné et blasé nommé Mitaine, et un hamster fan de télé dans sa balle de plastique appelé Rhino. Volt va découvrir qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des pouvoirs extraordinaires pour être un vrai héros...

Avec son affiche au rouge flamboyant, son fond et ce tatouage en forme d'éclair et le nom de son personnage principal, Volt, star malgré lui semble faire le commerce d'une pile électrique. Faut-il y voir une métaphore avec le film lui-même ? Pas sur, le dernier Disney souffrant justement d'un rythme bien trop mou pour convaincre. A l'image de son scénario. Volt, c'est tout d'abord un chien, persuadé d'avoir des supers pouvoirs alors qu'il est, en réalité, le héros d'une série télé, filmée à son insu. Le jour où, dans l'émission, Jenny, sa maîtresse, se fera kidnapper, il réussira à sortir des studios hollywoodiens et se retrouvera, malgré lui, après avoir été enfermé dans un camion, dans les rues de New York. Volt, star malgré lui se transformera alors en une sorte de road movie, prenant même parfois des airs de L'incroyable voyage, le héros se trimballant avec un chat et un hamster. C'est donc sur un rythme effréné que commence ce dernier bébé des studios Disney, qui se lance pour la premier fois dans l'aventure du numérique en solo, sans leurs compères de Pixar, en parodiant, en quelques scènes efficaces, l'industrie hollywoodienne qui, a gros coup d'effets spéciaux, semble capable de tout nous faire gober ! Avant que le chien ne se sauve et que le film ne se transforme en jolie histoire labelisée "spectateurs de moins de 10 ans", à coup de belle morale édulcorée et de chansons neuneu. "Un chien, un chat, un hamster, c'est la recette du bonheur", nous chante une gentille dame à la voie crispante... Nous, on aurait presque préféré la version de Miley Cyrus !


Mais plus qu'un récit bien trop gentil pour plaire aux adultes, c'est le héros lui-même qui pêche par son côté bien trop sage. Doublé par un Richard Anconina peu inspiré, Volt est ainsi un personnage pas assez passionnant pour séduire dès le moment où il prend conscience qu'il n'est qu'un chien comme les autres. Tant et si bien qu'il se fait vite voler la vedette par de sacrés seconds rôles, à commencer par Rhino, le hamster totalement déluré ou la horde de pigeons doublés par Omar et Fred. A croire que les dessins animés, peut importe les studios d'ailleurs - aussi bien à travers L'âge de glace ou dernièrement Horton -, se font une spécialité de créer des personnages secondaires beaucoup plus intéressants, car plus fous et beaucoup plus drôles. Mais, finalement, n'est-ce pas là une erreur et ne serait-il pas plus pertinent de leur consacrer un film en entier ? Peut-être... En tout cas, sur bien des points, Volt, star malgré lui n'est pas aussi divertissant que le laissait prévoir la bande annonce, faute d'un scénario attendu et peu surprenant et d'un côté bien trop enfantin. Reste néanmoins quelques scènes réellement excellentes, telle que l'évasion de la fourrière, et ce petit personnage de Rhino - "C'est un grand jour pour mourir" -, faisant de ce dernier Disney une semi déception. Vivement, donc, le nouveau Paramount, Monstres contre aliens, servit au doublage par un Seth Rogen qui semble en grande forme ! On en frétille d'avance...




> Golden globes 2009: Nominations meilleure chanson originale, meilleur film d'animation
> Oscars 2009: Nomination meilleur film d'animation

Crédit photo: Walt disney studio motion pictures france

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