Miss Pettigrew / Miss Pettigrew lives for a day / Bharat Nalluri

Publié le par Limess





Sortie: 25 février 2009

> L'histoire: Angleterre, 1939. Sur un malentendu, Miss Pettigrew, ex-gouvernante à la rue, se voit propulsée dans un Londres aussi glamour que décadent, totalement indifférent à la guerre qui menace d'éclater. Entre défilés de mode, boutiques de luxe et clubs enfumés, c'est une journée inédite qui attend Miss Pettigrew, dont le destin basculera à jamais...

Réalisé par un illustre inconnu, Bharat Nalluri, Miss Pettigrew est sans conteste la petite pépite de cette semaine morose, capable de redonner le sourire à n'importe qui, même par un après-midi pluvieux. Tant que l'on accepte de se laisser entraîner. Rappelant souvent les comédies sophistiquées de l'âge d'or hollywoodien, où se pavanait le plus souvent l'irrésistible Cary Grant, le film prend le parti pris intelligent de ne dérouler son histoire que sur une seule journée, à un rythme effréné et dans un univers somptueusement fantasque. Il suit ainsi la rencontre improbable entre deux Cendrillon totalement opposées, Miss Pettigrew, une ex-gouvernante, fille de curé, aujourd'hui à la rue, et Delysia Lafosse, une starlette aux moeurs légères, prête à tout pour un brin de confort et de reconnaissance. Deux personnalités explosives pour une histoire sur fond de deuxième guerre mondiale, traitée dans la grande tradition théâtrale. Miss Pettigrew prenant ainsi souvent des airs de Vaudeville, jouant à fond la carte des portes qui claquent, notamment lors de son ouverture, un poil ratée, faute d'un faux rythme imposé par une musique entrainante, en dissonance avec l'image. Qu'importe, la suite se révélant totalement exquise !

Si Miss Pettigrew respecte une certaine unité de temps et une utilisation minimale des décors, jouant principalement des costumes et faisant ressortir le dispositif de théâtralité, c'est que son récit n'est en soit pas étranger à ceux des Marivaux et autres Feydeau. Lui qui met en scène un jeu des apparences et des classes sociales, où chaque personnage apparaîtra de manière volontairement typé. De la garce de service au beau garçon fauché. Un parti pris totalement assumé, tout comme le sont le côté loufoque et l'ambition affichée de se soustraire à un bonbon acidulé. Faisant de ce Miss Pettigrew là un agréable divertissement. D'ailleurs, peut importe le scénario attendu et convenu, le film fonctionnant grâce à sa liberté de ton et son casting détonnant. De la merveilleuse Amy Adams, délicieuse en douce héritière de la Satine de Moulin Rouge ! à Frances McDormand, drôle et pour une fois "hors les murs" ou Lee Pace, révélation de la série Pushing Daisies, au charme dévastateur et à la voix tout simplement "orgasmique" ! Une friandise, donc, dont on se délecte avec plaisir, tant par sa légèreté, sa drôlerie que son package tout a fait charmant. Et même si cela a beau être éphémère, c'est tout de même diablement efficace en temps voulu !





1. Amy Adams: Doute


 Crédit photo: Europa Corp

Publié dans En salles

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Platinoch 03/03/2009 21:37

Sympathique petit film en effet (il fallait bien ça pour oublier "Cyprien" vu la séance juste avant)qui s'oublie aussitot sorti de la salle. La craquante Amy Adams y confirme tout le bien qu'on pensait d'elle. Dommage d'ailleurs qu'elle ait pas eu l'Oscar pour "Doute" (elle le méritait à mon sens bien plus que P.Cruz). Par contre Mélissa, faudra que tu m'expliques, c'est quoi une voix "Orgasmique"???? ;-)))
Elle a l'air toute gentille toute sage comme ça, mais au fond quelle coquine cette Mélissa!!!

Limess 07/03/2009 18:00



Une voix orgasmique, c'est une voix très grave qui donne des frissons. Et c'est le cas quand Lee Pace parle ou chante... Rrrr ! Il faut bien que je dévoile mon côté totalement superficiel dans
mes choix de films :p