Meurtres à la Saint Valentin / My bloody valentine / Patrick Lussier

Publié le par Limess





Sortie: 29 avril 2009

> Synopsis: La petite ville minière de Harmony est secouée par un terrible drame: à cause d'une erreur du débutant Tom Hanniger, cinq mineurs trouvent la mort, et Harry Warden, le seul à en avoir réchappé, est plongé dans le coma. Son désir de vengeance l'amène pourtant à se réveiller au bout d'un an, le jour de la Saint-Valentin, et il tue vingt-deux personnes avant d'être lui-même abattu... Dix ans plus tard, Tom Hanniger revient dans la ville de Harmony, toujours hanté par son erreur aux conséquences dramatiques. Retrouvant son ancien amour Sarah, désormais mariée à son ami Axel devenu chef de la police, il espère pouvoir tirer un trait sur ce passe douloureux. Mais le passé est tenace et, alors que les meutres se multiplient dans la ville, il devient évident que Harry Warden est de retour pour achever sa vengeance...

En fait, je n'aime pas les films d'horreurs. Bis. Mais parce que c'est un plaisir à déguster entre amis, je me suis à nouveau laissée tenter par ce dernier remake hollywoodien, Meurtres à la Saint-Valentin. Et puis, comment ne pas être surexcitée à l'idée de retrouver sur grand écran Jensen Ackles, découvert dans Dark Angel, et surtout Kerr Smith, alias le beau Jack, l'un des petits rescapés de la série générationnelle Dawson ! En 3D qui plus est ! Car tout l'intérêt de Meurtres à la Saint-Valentin réside ainsi dans cette mise à profit des retrouvailles récentes entre le cinéma et la 3D, d'autant plus réjouissantes dans le cadre d'un slasher movie. Et c'est qu'elle la démange sa pioche piquante, à ce mineur, s'amusant à faire surgir un oeil d'un crâne, à arracher énergiquement une mâchoire, n'hésitant pas même parfois à la tronquer contre une petite pelle, bien plus efficace pour couper une tête en deux. Amateurs d'hémoglobine et de chair fraîche, vous voilà servis, le film faisant même la part belle au meurtre d'une jeune femme totalement nue, blonde de préférence, de manière assez surréaliste et presque jubilatoire !


Mais outre ses effets technologiques, Meurtres à la Saint-Valentin est un slasher movie comme on en trouvait dans les années 90, ne cherchant nullement à apporter la moindre nouveauté. Sous la forme d'un Whodoit, le film met en place un triangle amoureux assez tarte, reposant sur l'opposition entre un ex trop parfait et un policier de mari, un peu volage. Les dialogues sont d'un ridicule incroyable, tout comme la performance de Jensen Ackles - 'mon visage se crispe, je suis en colère' - et de Jaime King. Je ne pourrais par contre pas en dire autant pour Kerr Smith, tant j'étais obnubilée par sa présence, incapable de lui faire la moindre remarque ! Entrecoupé de longues séquences macabres, le film laisse la joyeuse possibilité au spectateur d'inventer tous les scénarios possibles et inimaginables... tant et si bien que quand vient la révélation finale, censée être surprenante, on est déçu d'une telle facilité. Venant casser la petite satisfaction face à l'efficacité, plutôt bien maîtrisée, d'une certaine angoisse. Étant de petite nature, j'ai plusieurs fois sauté de mon siège, résistant tant bien que mal à la tentation d'enlever mes lunettes ! En somme, Meurtres à la Saint-Valentin est un honnête divertissement, sans autre prétention que celle de ravir les fans du genre, reprenant à son compte les codes à commencer par l'utilisation d'un casting essentiellement venu des séries télévisées. Néanmoins, le film se perd dans un final beaucoup trop bavard et démonstratif, ponctué d'une bagarre bien mal écrite. 'Non, je n'utiliserais pas mon flingue tout de suite, même si mon homme est en danger'. Peut importe, Meurtres à la Saint-Valentin nous aura dans tous les cas donnés l'occasion de prendre des nouvelles de Jack et c'est déjà pas si mal ! Il faut savoir, parfois, se contenter de peu !




Crédit photo: Metropolitan FilmExport 

Publié dans En salles

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