Terminator Renaissance / Terminator Salvation / McG

Publié le par Limess





Sortie: 03 juin 2009

> L'histoire: En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...

Difficile d'envisager un nouveau Terminator sans la présence au casting de l'imposant Arnold Schwarzenegger, cet ancien bodybuilder devenu sénateur de Californie (!), star avant l'heure sous les traits du vilain robot qui-deviendra-gentil-dans-le-second-épisode créé par James Cameron. Est-ce cela la "Renaissance", si fièrement annoncée dans le titre de ce quatrième opus ? Très certainement, mais pas que... Nous sommes ici en 2018, année critique pour les humains, engagés ardemment dans une guerre sans fin contre les machines. John Connor y a pris les traits de Batman (Christian Bale, tout en voix grave), commandant courageusement la résistance humaine... Soit une mise en image de ce qu'annonçait le premier épisode, ancrant la saga dans une sorte de boucle sans fin. Sur son chemin, John Connor croisera ainsi celui de Marcus, une créature mi-homme, mi-robot, mais surtout Kyle Reese, son père, ici adolescent. En somme, le même schéma annoncé que dans le premier épisode, prévoyant un beau retour de bâton à venir... La "Renaissance" pourrait ainsi être vue comme une sorte de retour aux origines, de réminiscence du mythe originel, laissé partiellement de côté dans le deuxième et troisième opus.


A part cela, pas grand chose. Terminator Renaissance est un film sans grande consistance, servant de tremplin au lancement d'une toute nouvelle trilogie sans le Schwarzy d'origine. Du moins en apparence, monsieur muscle faisant une brève apparition, sous la forme d'un clin clin d'oeil, tout en images de synthèse. Côté intrigue, ce nouvel épisode se contente du minimum, se transformant gentiment en un bon blockbuster, bien fun et terriblement efficace, sans autre but apparent. Sous la houlette du réalisateur de Charlie et ses drôles de dames, McG, Terminator Renaissance prend ainsi souvent des airs de jeu vidéo, nous embarquant sur le terrain, au plus près des combats. Évitant presque de justesse le fameux plan où l'on ne verrait que l'arme, nous laissant l'illusion de la tenir ! Courses poursuites et cascades en tout genre s'enchaînent à une vitesse folle, permettant de mettre le cerveau sur pause le temps d'1h48. Mais Terminator Renaissance, c'est aussi une belle opportunité pour James Cameron de placer en haut de l'affiche son nouveau protégé, Sam Worthington, illustre inconnu prochainement à l'affiche de son très attendu Avatar. Une très belle révélation dont le nom ne restera pas bien longtemps dans l'ombre, la campagne publicitaire ayant très bien joué son coup en le plaçant à côtés de celui de Christian Bale. D'ailleurs, ce dernier est ici plutôt effacé face au petit nouveau, très charismatique et carrément sexy dans son genre ! Ainsi, si Terminator Renaissance décevra vraisemblablement les fans de la saga, il est avant tout un popcorn movie plutôt réussit, comme Hollywood sait nous servir à l'aube de l'été ! Une seule déception règne néanmoins, qu'McG n'ait pas tourné et choisit l'autre fin alternative, beaucoup plus intense, qui aurait pu donner une nouvelle impulsion créatrice à la saga. La faisant repartir sur des bases nouvelles. Wait and see.




Crédit photo: Sony Pictures Releasing France

Publié dans En salles

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