Victoria: les jeunes années d'une reine / Jean-Marc Vallée

Publié le par Limess




Sortie: 22 juillet 2009

> L'histoire: La reine Victoria fut l'une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d'exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d'Angleterre à l'âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d'un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d'amour, devint une saga inégalée.

De C.R.A.Z.Y. à Victoria, il n'y a qu'un pas pour Jean-Marc Vallée. Lui qui semble passer sans peine du rock aux corsets, du drame familial à la romance historique. Après Marie-Antoinette ou The Duchess, place donc au destin fabuleux de la reine Victoria, propulsée à la tête de son pays dès l'âge de 18 ans. Soit la seule anecdote intéressante dans ce portrait sans saveurs, les grands destins n'étant pas forcément les plus passionnants. Car à travers ce personnage, Jean-Marc Vallée ne tire malheureusement qu'une énième comédie romantique dont la seule originalité pourrait être qu'elle se passe en costume. Pour l'occasion, Keira Knighltey laisse sa place à Emily Blunt, même si la demoiselle n'est jamais très loin, représentée ici par son conjoint à la ville, Rupert Friend. Un acteur qui semble d'ailleurs mené une carrière semblable à sa belle, retrouvant le film historique très peu de temps après le Chéri de Stephen Frears.


Produit par Martin Scorsese, Victoria croule ainsi sous une histoire jouée d'avance. Sans enjeux dramatiques, ni même émotionnels. Car, si elle est une reine, sa vie, elle, n'a rien de cinématographique, Victoria tombant follement amoureuse dès le début du film. D'une seule et même personne. Mièvre et guimauve à souhait, aux dialogues franchement tartes, ce Victoria apparaît ainsi plus comme une sorte de prétexte pour permettre à des acteurs d'incarner des rôles à contre-emploi. Emily Blunt en tête, donc, à l'aise mais pas vraiment à sa place, en passant par Paul Bettany ou Mark Strong, particulièrement ridicule en perruque. Et si les décors et costumes auraient pu remonter un peu le tout, comme c'est souvent le cas dans ce genre de production, Victoria, en plus d'être long et particulièrement ennuyant, cumule le fait d'être très moche. Rarement des bijoux n'auront semblé autant en toc. Rien à sauver, donc, de ce nouveau long métrage de Jean-Marc Vallée, lui qui déçoit après le triomphe que fut C.R.A.Z.Y. Un conseil, qu'il revienne rapidement au monde contemporain - et à David Bowie - qui lui sied si bien.




1. Emily Blunt: Sunshine Cleaning
2. Rupert Friend: Chéri


Crédit photo: Metropolitan FilmExport

Publié dans En salles

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