I love you, man / John Hamburg

Publié le par Limess




Sortie: 29 juillet 2009

> L'histoire: Un agent immobilier couronné de succès est sur le point de se marier à la femme de ses rêves lorsqu'il découvre avec dépit, qu'il n'a aucun ami masculin pour lui servir de témoin. Au cours de ses recherches, il fait la connaissance d'un homme charmant et têtu avec qui il tisse rapidement des liens, qui iront jusqu'à mettre en péril sa relation amoureuse.

Plus besoin, aujourd'hui, de la présence au casting de Judd Apatow pour l'associer immédiatement à la nouvelle comédie américaine du moment, tant celui-ci a su dépoussiérer ce genre, par ses scénarios, ses réalisations ou la bande d'acteurs dont il s'est entouré pour l'occasion. Parmi eux, Jason Segel et Paul Rudd, têtes d'affiche d'I love you, man, après s'être côtoyés sans le savoir dans En cloque, mode d'emploi et leur rencontre sur une planche de surf dans Sans Sarah, rien ne va !. Ici, rien de bien nouveau sous le soleil, I love you, man poussant encore un peu plus loin le sacro-mythe de l'amitié masculine, omniprésente dans ces productions, de Supergrave à Délire Express. Pour l'occasion, Paul Rudd rempile donc dans ce rôle de coincé qui lui colle à la peau, incarnant un futur marié bien solitaire. A la recherche d'un témoin en urgence, il décidera alors de mener une série de blind date, tombant, à la suite de longues rencontres insolites, sur Jason Segel, grand dadet un poil immature. Entre eux, l'alchimie est aussi immédiate que forte - à l'instar de ses deux acteurs -, peu importe l'histoire qu'il y a autour. Car ensemble, ces deux pieds nickelés s'entraîneront dans une joyeuse aventure régressive, à coup de boeufs de guitare improvisés, concert ou autres soirées alcoolisées. Sauf que quand l'on est en passe de se marier, compter bien entendu sur les femmes pour casser l'ambiance.


Moins drôle que d'autres productions de ce genre mais beaucoup plus attachante, I love you, man vaut aussi pour l'originalité de sa mise en forme. Poussant encore un peu plus loin la mince frontière entre amitié masculin et attirance sexuelle, si ambiguë, notamment, entre Jonah Hill et Michael Cera dans Supergrave. Ici, la rencontre entre les deux hommes est traitée à la manière d'une comédie romantique, reprenant et parodiant pas à pas les différentes étapes des "productions fleurs bleues". Car si Paul Rudd avait été une femme, son personnage aurait automatiquement été celui d'une trentenaire célibataire, désespérement à la recherche de l'homme de sa vie. Ainsi, leur rencontre ne se fera qu'après une suite de rendez-vous ratés, selon le hasard du destin. Échangeant leur carte de visite, Paul Rudd hésitera longtemps avant d'appeler Jason Segel, avant de se jeter finalement à l'eau. Entre eux, l'entente est parfaite, chacun s'épanouissant auprès de l'autre. Jusqu'à ce que la dispute éclate, comme dans n'importe quelle comédie romantique, sorte d'obstacle indispensable scénaristiquement parlant à une future déclaration d'amour et réconciliation attendue... en public, of course, le jour du mariage. Donnant au film une dimension comique assez mordante, tout comme un lot de situations ironiques. Et si I love you, man n'est pas LA grande comédie US de l'été - faisant dès lors reposer mes espoirs sur L'an 1 -, il est un film aussi agréable que charmant, un bon moment de cinéma en compagnie de ses deux grands enfants !




1. Paul Rudd: Les grands frères
2. Thomas Lennon: 17 ans encore
3. J.K. Simmons: Juno


Crédit photo: Paramount Pictures France

Publié dans En salles

Commenter cet article