Freddy - les griffes de la nuit / A Nightmare on Elm Street / Samuel Bayer

Publié le par Limess

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Sortie: 12 mai 2010

> L'histoire: Depuis quelques temps, plusieurs adolescents sont hantés chaque nuit par le même cauchemar: un homme, vêtu d'une marinière rouge et verte, atrocement brûlé et défiguré, tente de les tuer de ses quatre longues griffes d'acier particulièrement tranchantes...

"Ne vous endormez pas !" annonce malicieusement l'affiche des Griffes de la nuit version 2010, placardée un peu partout dans le métro parisien. Marketting bien pensé ? Ou lucidité assumée ? Car devant ce nouveau Freddy, la somnolence est bien de mise tant ce remake se révèle fade et inconsistant. Tout commence par une tentative de meurtre dans un dinerKellan Lutz, échappé de Twilight, se retrouve aux prises d'un Freddy bien décidé à en découdre. Freddy Krueger ou ce boogeyman au visage brûlé, tuant ses victimes dans leur sommeil. Il ne faut d'ailleurs pas longtemps pour "comprendre" que nous sommes dans un cauchemar, Samuel Bayer, nouvellement cinéaste, faisant le choix d'une mise en scène kitschouille et appuyée quant il s'agit de concrétiser l'univers onirique. Passant de salles de classes cendrées à un entrepôt désaffecté, se servant du rêve pour user de tous les clichés du genre. Des couloirs vides à la lumière déclinante au grenier poussiéreux. Fonctionnant uniquement sur des jump scares - on coupe la musique et... BOUH -, ce Freddy là en oublie avant tout d'être un film d'ambiance, alignant les meurtres sans jamais s'arrêter sur ces victimes. Il faut dire que les scénaristes ne sont pas là pour faire dans la psychologie, s'appuyant sur la "notoriété" des interprètes principaux, de Kellan Lutz, donc, à Katie Cassidy et Kyle Gallner, échappés l'un et l'autre de Melrose Place 2009 et Veronica Mars. Les transformant à l'écran en simple morceaux de viande. Freddy peut bien leur courir après, on s'en fout et contrefout. 

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Il faut dire que ce Freddy est un excellent exemple d'entertainement au scénario zéro. Accumulant les facilités et les raccourcis de manière déconcertante. A l'image de cette recherche d'informations menée par notre héroïne. Assise devant son ordinateur, la belle tape sur un moteur de recherche les noms de ses anciens camarades de classe et tombe tour à tour sur des news telles que "machin meurt dans son sommeil" ou "dans un accident de voiture"... Avant de tomber sur le blog de l'un d'entre eux. Lui qui se filme en plein désespoir avant de s'endormir devant sa caméra et... BOUH ! Cela en est risible, puis pathétique. Et alors que le couple cherche par tous les moyens à rester éveiller, on en viendrait presque nous aussi à se brûler à l'allume cigare - quoi, que, est-ce vraiment nécessaire de rester éveillé ? - tant ce Freddy semble être la transposition d'un scénario que personne n'a relu. Si Wesley Strick - pourtant scénariste des Nerfs à vif de Martin Scorsese - et Eric Heisserer - futur scénariste de Destination Finale 5 -, essayent d'ajouter quelques éléments nouveaux à l'histoire de Wes Craven, jouant sur une possible présomption d'innocence de Freddy Krueger, au visage plus si terrifiant, le rendant au contraire tout de suite moins effrayant. Freddy n'étant plus un tueur d'enfant mais un pédophile. Est-ce l'époque qui veut ça, elle qui banalise l'acte de vengeance des parents ? Dans tous les cas, ces Griffes de la nuit ne semble avoir d'autres prétentions de faire du chiffre... de quoi donner envie de revenir aux originaux.

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Crédit photo: Warner Bros

Publié dans En salles

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term paper service 12/06/2010 00:21


it was the worst Freddies movie i've ever seen