Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1 / David Yates

Publié le par Limess

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Sortie: 24 novembre 2010 (France) / 19 novembre 2010 (Irlande)

> L'histoire: Alors que Voldemort a pris le contrôle du Ministère de la magie et de Poudlard, Harry, Ron et Hermione décide de terminer le travail commencé par Dumbledore: retrouver les derniers Horcruxes, dernière chance de vaincre le Seigneur des Ténèbres....

Que les films déçoivent ou non, chaque nouvel Harry Potter est un événement dans le petit monde cinématographique. Il faut dire que depuis ses débuts à Poudlard, Harry est devenu de ses phénomènes mondiaux. Quelle n'est pas donc l'attente face à l'arrivée du final, séparé en deux parties pour l'occasion. Comme pour mieux retranscrire le livre. Comme pour mieux exploiter le filon encore un peu. Dumbledore décédé, c'est in media res que nous embarque Harry Potter et les reliques de la mort. Voldemort a repris de sa puissance, le monde - des sorciers comme des moldus - est à nouveau menacé et Harry ne compte pas revenir dans les couloirs de Poudlard. La nouveauté de cet épisode reposant sur la sortie de l'intrigue des murs de l'école, comme pour mieux isoler nos trois héros. Presque seuls à l'écran une bonne partie du long métrage. Et que de temps à passer depuis l'insouciance des premiers épisodes, le film de David Yates - déjà aux manettes des deux précédents - se révélant le plus sombre de la saga. Mais là où le film surprend réellement, c'est qu'à contrario de son introduction plutôt musclée - les scènes d'actions sont assez impressionnantes -, le film fait dans le non-événement, privilégiant la pause, le contemplatif, pour mieux laisser la psychologie des personnages transparaître. Rappelant, dans ses meilleurs moments, les segments Frodon-Sam du Seigneur des anneaux de Peter Jackson - de ses grands espaces vides au poids de l'Horcruxe. Le film jouant de l'association paysages désertiques et ambiance mélancolique - soutenue par la musique d'Alexandre Desplat - pour mieux nous faire ressentir le poids de la quête et l'isolement progressif des personnages.

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Autant le dire sans fioritures, ce nouvel épisode est en ce sens une réussite, comme le plus abouti de la saga, David Yates gagnant en maturité à l'image de ses personnages. De la peinture d'une société totalitaire - le Ministère de la magie, tout droit sorti d'un film expressionniste - aux scènes d'actions, proposant un divertissement au sens classique du terme, parfois même un peu poussivement. Le film initialement prévu en 3D jouant d'effets en tout genre. Mais c'est lorsqu'il se recentre sur son trio central que l'oeuvre atteint quelque chose. Se révélant d'une belle justesse quant à la peinture de l'adolescence ou plutôt du - douloureux - passage de l'enfance à l'âge adulte. Ou comment apprendre à survivre sans la présence d'un adulte dans un monde où la mort semble omniprésente. De ces paysages à la disparition même de certains piliers de la saga. Mêlant rebondissements et scènes anti-démonstratives, ce nouveau Harry Potter apparaît ainsi comme le plus intéressant de la saga, David Yates livrant un film nostalgique, presque dépressif, porté par des acteurs que l'on a rarement vus aussi crédibles. Rupert Grint en tête. De quoi présager le meilleur pour sa dernière partie. Comme le calme avant la tempête.

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> Harry Potter: Harry Potter et le prince de sang mêlé


Crédit photo: Warner Bros. France

Publié dans En salles

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prom plus size dresses 03/12/2010 14:08


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