Jonah Hex / Jimmy Hayward

Publié le par Limess

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Sortie: 03 septembre 2010 (Irlande)

> L'histoire: Contre sa liberté, un chasseur de prime est engagé par l'armée américaine afin de traquer Quentin Turnbull (John Malkovitch), un terroriste menaçant les Etats-Unis. Une mission que Jonah Hex (Josh Brolin) ne peut refuser, celui-ci n'étant autre que le meurtrier de sa femme et de son fils...

Adapté du comic de John Albano et Tony DeZuniga, Jonah Hex marque les premiers pas de Jimmy Hayward aux commandes d'une oeuvre de fiction. Lui qui avait jusqu'alors officié dans le milieu de l'animation avec le plutôt réussit Horton. De Jonah Hex, on était en droit d'attendre quelque chose, les informations ayant filtré sur le tournage laissant espérer quelques trouvailles scénaristiques. A commencer par la présence d'un "grand méchant", féru de vaudou, cherchant à lever une armée de zombies. A l'écran, rien de cela, le méchant en question n'étant qu'un guignol à la recherche d'une boule lumineuse orange, ersatz d'une dragon ball. Mouais. Car Jonah Hex est un film qui prend relativement par surprise, et ce de manière particulièrement négative. Le scénario, concentré sur moins 1h30, allant droit au but, ne cherchant ni à créer une atmosphère, ni à donner une psychologie à ses personnages. Nous voilà donc au fin fond du far west, au XIXe siècle, sa terre rouge et ses saloons. Jonah Hex, chasseur de primes, écume les villes pour quelques pièces d'or, vivant tel un fantôme depuis l'assassinat de sa femme et de son fils. Le visage défiguré. Jusqu'à ce qu'on lui propose de partir à la recherche de Quentin Turnbull, responsable de la mort de ses proches. Et c'est parti pour une ultime histoire de vengeance ultra balisée où le "héros" meurtri cherchera - forcément - sa rédemption, avant d'aller - forcément - de l'avant dans les bras d'une "héroïne" photoshopée. Le scénario, signé Mark Neveldine et Bryan Taylor (Hypertension, Ultimate Game), ne brillant pas pour son originalité, proposant une succession de rencontres attendues, pauvres en répliques et en actions. Alors, quand le tout est mise en scène avec la sensibilité d'un pachyderme, le film se révèle aussi indigeste qu'exaspérant. Jimmy Hayward usant à outrance d'une saturation de couleurs baveuses pour des flash-backs ô combien risibles.

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Jouant à première vue de la confrontation entre technologie et histoire, Jonah Hex n'exploite pourtant jamais son filon initial. Le héros disposant d'une tripotée d'armes toujours plus avancées, ne faisant au final que réduire considérablement des combats déjà peu présents. Et où est le plaisir cinéphile quand une scène d'action se réduit à l'explosion d'un troupeau d'hommes, en un coup un seul ? Mieux encore, les scénaristes ne semblent pas avoir pris la peine de s'adresser à un public de néophytes, partant du principe que tout le monde connaît Jonah Hex. Nul besoin donc d'expliquer ce don dont il jouit, à savoir réveiller les morts. L'utilisant lors de deux micro séquences assez vite expédiées. Well done. A se demander ce qu'est venu faire un tel casting au sein d'un marasme pareil... Si Michael Fassbender et Michael Shannon sont relégués au second plan - le second n'apparaissant même qu'une poignée de secondes -, le film se concentre essentiellement autour de trois personnages extrêmement clichés. De la prostituée libre et indépendante à laquelle Megan Fox n'apporte - pour changer - qu'un corps au bad guy que l'on désespère voir incarner par John Malkovitch. Quant à Josh Brolin, quel cabotin, lui qui lutte tant bien que mal pour marmonner une phrase... Rien à sauver donc dans ce Jonah Hex, navet de premier rang, production sacrifiée à l'autel des adaptations de comics par un réalisateur incompétent et des scénaristes sans imagination... Nul doute, on aurait préféré éviter s'infliger ça.

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> Jimmy Hayward: Horton / Josh Brolin: No country for old men, The Dead Girl, Harvey Milk, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu / John Malkovitch: Et après / Michael Fassbender: Inglourious Basterds, Fish Tank / Megan Fox: Transformers 2, la revanche, Jennifer's body / Michael Shannon: Les Noces rebelles, The Runaways, My Son, My Son, What Have Ye Done


Crédit photo: Warner Bros. Pictures

Publié dans En salles

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Jean Quirry 07/10/2010 19:01


Je suis outré par cette critique non fondée où l'on devine bien que tu n'es une cinéphile bornée et très primaire. Apparemment seules les comédies à l'eau de rose et autres drames à l'américaine te
font rêver. Encore une adolescente boutonneuse qui prétend pouvoir juger du haut de ses 15ans et demi, le travail d'artistes qui ont dédié leur vie au 7ème art.
Ton initiative de critique de cinéma part, certes d'un bon sentiment mais au final on ne trouve sur ton site qu'un ramassie de conneries!
Tu aurais voulu ne pas t'infliger le visionnage de ce film, j'aurais voulu ne pas m'infliger la lecture de ta critique.