L'Apprenti sorcier / The Sorcerer's Apprentice / John Turteltaub

Publié le par Limess

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Sortie: 11 août 2010

> L'histoire: De nos jours, à Manhattan. Balthazar Blake (Nicolas Cage), un grand sorcier, n'arrivant pas à défendre seul la ville contre son pire ennemi, part à la recherche d'un apprenti. Il tombe bientôt sur Dave Stutler, enfant à l'imagination un peu trop débordante avant de le perdre de vue. Jusqu'à ce qu'il le retrouve, plus année plus tard, alors que celui-ci est un adulescent...

A l'heure où Inception cartonne au plus haut point, qu'en est-il des autres blockbusters estivaux ? Nicolas Cage, en ce mois d'août, prenant la suite de Tom Cruise et de son frénétique Night and Day. Retrouvant pour l'occasion l'équipe de Benjamin Gates, Jerry Bruckheimer à la production, John Turteltaub à la réalisation. Et il faut dire que cet Apprenti sorcier a de quoi surprendre, renvoyant aux meilleures productions Bruckheimer, à commencer par le premier Pirates des Caraïbes. C'est d'ailleurs sur un mode plutôt similaire que se construisent les deux films, suivant deux, puis trois personnages, en la figure du sage, de son apprenti et de la bien-aimée de ce dernier. Remplaçant Johnny Depp, Orlando Bloom et Keira Knightley par Nicolas Cage (tous cheveux dehors), Jay Baruchel et l'inconnue Teresa Palmer. Dans un Manhattan de nos jours, Balthazar, l'un des plus grands sorciers de son temps, part à la recherche d'un apprenti afin de protéger la ville de son ennemi juré, Maxim Horvath (Alfred Molina, décidément abonné à ce genre de productions). C'est alors qu'il tombera par hasard sur Dave, petit garçon à l'imagination débordante. Mais catastrophe sur catastrophe, Balthazar le perdra bientôt de vue... avant de le retrouver plusieurs années plus tard. Devenu étudiant, Dave passe désormais son temps dans les sous-sols de Manhattan, trouvant son bonheur dans le bidouillage de bobines Telsa. Soit le prototype même du geek, passionné de physique-chimie et d'experiences en tout genre, découragé à l'idée d'aborder la plus jolie fille du campus, Becky. Pris sous l'aile de Balthazar, celui-ci va alors subir un entraînement des plus exigeants, découvrant des choses dont il ne soupçonnait pas l'existence. Et c'est parti pour un ballet d'effets spéciaux, transformant rapidement New York en un véritable terrain de jeu à ciel ouvert. Utilisant les infrastructures comme accessoires magiques, à l'instar de cette statue d'acier, devenant bientôt le moyen de locomotion privilégié des deux sorciers. Laissant sa place à des scènes d'action plutôt spectaculaires, à commencer par la poursuite d'un dragon dans un Chinatown en effusion.

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Pourtant, et les scénaristes l'ont bien compris, si L'Apprenti sorcier crée autant de sympathie, c'est qu'il réserve une place toute particulière à la mise en place d'un duo décapant. Balthazar et Dave. Nicolas Cage et Jay Baruchel. Proposant à ce dernier un rôle proche des comédies dans lesquelles il a fait ses armes - de En cloque, mode d'emploi au récent Trop belle ! -, jouant de sa voix nasillarde et de son corps élastique. Laissant reposer le tout sur un art savoureux des dialogues et de la repartie entre eux. Et il faut bien l'avouer, L'Apprenti sorcier fait souvent mouche, puisant aussi bien dans les références de la culture contemporaine - de Depêche Mode aux cartes Magic - que cinématographiques. Le film de John Turteltaub citant ouvertement Star Wars avant de rejouer des scènes de Fantasia / Merlin l'enchanteur. Car Balthazar n'est autre qu'un descendant de Merlin, faisant de Dave une sorte d'Arthur dans la production Disney. Lui proposant même de nettoyer son antre à l'aide d'un peu de magie. Clin d'oeil, oblige. C'est drôle sans en faire trop, le film rejouant la carte de la rencontre entre un pied nickelé et un vieux cynique. A ce jeu là, Nicolas Cage est d'ailleurs des plus crédibles, prouvant après Bad Lieutenant et Kick-Ass que 2010 est définitivement l'année de son retour.  Laissez donc de côté les effroyables premières minutes de l'oeuvre - résumant la situation à coup de ralentis excessifs - pour vous plonger dans un blockbuster des plus divertissants, savant mélange de comédie et d'action pure. Soit une oeuvre idéale pour les enfants, petits et grands... voir même très grands !

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Crédit photo: Walt Disney Studios Motion Pictures France

Publié dans En salles

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Ashtray-girl 20/08/2010 14:35


Un peu moins enthousiaste que toi sur ce coup-là, mais le tout se regarde sans déplaisir, effectivement.