Les chemins de la liberté / The Way Back / Peter Weir

Publié le par Limess

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Sortie: 26 janvier 2011 (France) / 26 décembre 2010 (Irlande)


> L'histoire: 1940, un groupe de prisonniers décide de s'échapper d'un goulag sibérien. Leur objectif, échapper à la tyrannie russe en rejoignant, à pied, les frontières de l'Inde.


De la bulle en plastique de The Truman Show aux mers agitées de Master and Commander, Peter Weir aime à ancrer ses longs métrages dans un univers singulier, à confronter ses personnages à un environnement inhospitalier. A l'image de The Way Back, épique épopée de la forêt hivernale sibérienne aux montagnes de l'Himalaya. Alors que la Russie envahie la Pologne et expatrie une partie de ses opposants dans les goulags de Sibérie, un groupe d'hommes décide de s'en échapper, au prix de leurs vies. Plutôt mourir des lois de la nature qu'entre les mains des russes. Et c'est parti pour des mois de marche, passant d'un hiver extrêmement rude à la chaleur du désert, poussés par un désespérant besoin de survivre, coûte que coûte. Sur leur chemin, ces hommes croiseront Irena, jeune polonaise fuyant elle aussi l'oppression russe, renforçant encore un peu plus la cohésion de cette petite troupe atypique. Inspiré d'une histoire vraie, The Way Back peut se voir comme une ode à la force humaine, au courage et à l'amitié, regroupant ensemble autour d'une même cause des hommes que tout oppose. Du voleur professionnel – Colin Farrell, cabotinant, parfois risible avec un accent polonais – à un ancien agent américain. Traversant des paysages somptueux, hostiles, les poussant toujours un peu plus dans leurs retranchements. A travers son film, Peter Weir livre ainsi une sorte de petit guide de survie, ne faisant pas des kilomètres de marche une étape en soit. Pour continuer à avancer, ces hommes ont avant tout besoin de combattre la force de la nature et d'assouvir leurs besoins primaires, quitte à se comporter parfois comme des animaux, loin de toute civilisation. Et c'est malheureusement bien tout, The Way Back souffrant malgré la démesure de son histoire d'un manque ironique de contenu.


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Porté par un scénario assez mince, le film accumule ainsi une série d'enjeux assez mineurs et particulièrement éculés. De la culpabilité de ce vieil américain d'avoir vu sa fille mourir, retrouvant avec la jeune Irena une chance de se racheter au héros – Jim Sturgess, toujours aussi plaisant à retrouver sur un écran -, prêt à tout pour retrouver sa femme, malgré sa trahison. Donnant parfois l'impression d'une aventure façon National Geographic, d'ailleurs producteur du film, à la rencontre de contrées reculées et de civilisations oubliées. Dès lors, il manque au long métrage de Peter Weir un souffle nécessaire à la bonne tenue de l'oeuvre, semblant trop se reposer sur la beauté de ces paysages et une histoire, certes impressionnante, mais trop injustement simplifiée. Faisant de The Way Back un film plein de bons sentiments, parfois à la limite de la simple carte postale. Tuant dans l'oeuf tout suspense par l'utilisation d'un carton d'ouverture, révélant l'issue de son action. Là n'était sans doute pas le but de Peter Weir, lui qui semble avoir voulu se centrer sur une histoire héroïque pour des émotions "saines", livrant au final un tout passablement ennuyeux. Un comble pour une épopée d'une telle ampleur.

 

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 Crédit photo: Newmarket Films

Publié dans En salles

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Buy resumes 28/01/2011 14:19


i guess i jsut seemed to be so tired, i even don't know what to do with myself anymore


Phil Siné 27/01/2011 15:44


ah mince, moi qui suis censé y aller tout à l'heure... brr !