Les voyages de Gulliver / Gulliver's Travels / Rob Letterman

Publié le par Limess

Gullivers-Travels-movie-sheet1.jpg

 

Sortie: 23 février 2011 (France) / 26 décembre 2010 (Irlande)

> L'histoire: A la suite d'une expédition, Gulliver atterrit sur l'île de Liliput, en plein cœur du triangle des Bermudes.

Relecture contemporaine du roman de Jonathan Swift, Les voyages de Gulliver de Rob Letterman, réalisateur venu du cinéma d'animation - Monstres contre Aliens, Gang de requins - suit, comme son titre l'indique, les "trépidantes" aventures de Gulliver, employé au courrier au sein d'un grand groupe de presse, envoyé sur le terrain en tant que rédacteur de guides touristiques des suites d'un mensonge éhonté. Pris dans une tempête maritime, celui-ci s'échouera sur les terres des Lilliputiens, peuple minuscule mais particulièrement courageux, peu enclin à se laisser impressionner par la taille et l'allure de ce monstre aussi gigantesque que peu ragoutant. Un retournement de situation ironique pour Jack Black, devenu à son tour la bête qu'il exposait lui-même devant des new-yorkais ébahis dans le King Kong de Peter Jackson. Emprisonné jusqu'à ce que l'on sache quoi faire de lui, Gulliver obtiendra dès lors rapidement la grâce du roi des suites d'une action héroïque, sauvant la famille royale d'un incendie... en urinant sur le palais. Elevé au rang de héros national, Gulliver deviendra alors peu à peu une icône, profitant de son nouveau statut pour réaliser ses rêves les plus fous.

gulliver-copie-1.jpg

Ecrit, entre autres, par Nicholas Stoller, réalisateur puis scénariste du diptyque Sans Sarah, rien ne va ! et American Trip, Les voyages de Gulliver ne jouit pourtant pas d'une très grande finesse, laissant le monstre Black à ses loufoqueries préférées et habituelles. Air Guitar, grimaces et chorégraphies en tout genre, le comédien n'en finit plus de s'auto-parodier et le film de se reposer sur sa tête d'affiche, rejouant une formule déjà éculée. Ainsi, rien de bien palpitant dans ce voyage en terre Liliput, l'œuvre jouant la carte du divertissement pour enfants plus que la stricte comédie - sans pourtant atteindre sa cible -, livrant une histoire des plus simplistes. S'il y a avait une certaine ironie dans l'utilisation d'un code couleur pour définir les deux royaumes dans le Peau d'Âne de Jacques Demy, rien de plus premier degré ici qu'une guerre entre les rouges et les bleus, auquel se glisse inopinément un amour impossible entre une princesse et un simple villageois. Et dans les rôles des amoureux éperdus, Emily Blunt et Jason Segel, pour les instants les plus tendres de l'oeuvre, jouant principalement de leur capital sympathie. Ni jamais vraiment drôle, ni vraiment passionnant, Les voyages de Gulliver ennuie ainsi poliment, se regardant sans déplaisir sans pour autant convaincre. Reste une scène, la plus inventive et la plus drôle, où Gulliver, des suites de sa gloire, s'empresse de faire rejouer les moments les plus marquants de son existence, singeant dès lors quelques unes des scènes les plus fameuses de l'histoire du cinéma. C'est malheureusement bien tout.

 etoile1.jpgetoile2.jpgetoile2.jpgetoile2.jpgetoile2.jpg


Crédit photo: 20th Century Fox

Publié dans En salles

Commenter cet article

phentermine hcl 26/03/2011 20:13


Emprisonné jusqu'à ce que l'on sache quoi faire de lui, Gulliver obtiendra dès lors rapidement la grâce du roi des suites d'une action héroïque, sauvant la famille royale d'un incendie...