Love, et autres drogues / Love and Other Drugs / Edward Zwick

Publié le par Limess

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Sortie: 29 décembre 2010 (France) / 29 décembre 2010 (Ireland)

> L'histoire: Dans les années 90, Jamie (Jake Gyllenhaal), un commercial redoutable, tombe sous le charme de Maggie (Anne Hathaway), jeune femme insensible à ses charmes légendaires. Ils décident de commencer une relation ensemble à la condition de rejeter l'engagement... pas forcément pour les mêmes raisons.

Après une trilogie légèrement impérialiste - idée sous-jacente d'imposer l'homme blanc américain et qui plus est la langue anglaise au sein d'une autre culture - avec Le dernier samouraï, Blood Diamond et Les insurgés, Edward Zwick revient cette année à ses premiers amours, la romance. L'occasion pour lui de réunir l'un des couples de Brokeback Moutain, Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway. Alors que Jamie passe de filles en filles, signant des contrats grâce à son charme légendaire - appliquant la bonne vieille recette du "coucher pour réussir" -, le voilà qui tombe sur Maggie, jeune femme au répondant bien senti. Elle est atteinte de la maladie de Parkinson et se refuse à toute relation. Lui aime beaucoup trop sa liberté. Et c'est parti  pour une histoire de cul, sans engagement aucun... avant que Jamie ne vienne à montrer un semblant d'attachement. Les salauds auraient-ils un coeur ? Faisant dès le départ de Jamie un enfoiré pour lequel on tomberait volontiers  amoureuse - typique ! -, Edward Zwick ne cherche jamais à vraiment édulcorer son propos. Son film est cru, du moins dans sa première partie, mettant en scène les aventures sexuelles de nos deux protagonistes, fait assez rare dans une production de ce type, calibrée grand public. Donnant à l'oeuvre un réalisme singulier. Nous sommes dans les années 90, en plein boom du marché du sexe par la commercialisation du viagra dont Jamie sera l'un des instigateurs. Une petite pilule bleue à laquelle certains deviendront aussi accros que Jamie et Maggie le seront bientôt l'un de l'autre.

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Le sexe puis l'amour comme drogue, là est la clé selon Edward Zwick, faut-il encore que le futur s'annonce radieux. Car atteinte de Parkinson, Maggie est vouée à devenir physiquement dépendante de quelqu'un, ce qu'elle se refuse catégoriquement. Pourquoi faire subir son propre calvaire à une autre personne ? Si Zwick n'évite évidemment le mélodrame, par notamment une utilisation un peu poussive de la musique et le manque de subtilité de certaines scènes, le film épargne néanmoins le drame tire-larme façon Love Story. Love, et autres drogues s'abstenant de faire dans le tragique, apparaissant comme un film sur la maturité plus que sur la maladie ou comment apprendre à faire des choix, parfois draconiens. Et cela marche, en grande partie grâce à son duo de tête, à l'alchimie évidente.  Et si Jake Gyllenhaal nous livre un grand numéro de charme - yummy ! -, Anne Hathaway retrouve, elle, la gravité de Rachel se marie. Mêlant humour, sérieux et sentiments, Love et autres drogues n'évite évidemment pas les standards de la comédie romantique, appliquant as usual le même schéma. Faisant dès lors retomber le film dans des travers habituels. Liberté de ton, casting grandiose pour romance un peu balisée, Love et autres et drogues a néanmoins tout de l'archétype de la comédie romantique de fin d'année. Celle où l'on se prendrait presque à verser une petite larme... !

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Crédit photo: 20th Century Fox

Publié dans En salles

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