Sans arme, ni haine, ni violence / Jean-Paul Rouve

Publié le par Limess

2-copie-14.jpg


Sortie: 16 avril 2008

> L'histoire: Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français. Vincent, reporter, réussit à l'approcher et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, un vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.

Qu'aurait été Sans arme, ni haine, ni violence sans la présence au casting de Jean-Paul Rouve? Probablement pas grand chose. Pour ses premiers pas derrière la caméra, l'ex "Robins des bois" livre un film assez consensuel pour ce qui est de la réalisation, se rattrapant avec brio par l'intelligence de son scénario. Plus qu'un simple biopic sur Albert Spaggiari, Sans arme, ni haine, ni violence est une sorte de déclaration d'amour de l'acteur / réalisateur à ce braqueur-looser, cet être à part ayant mis en place le casse du siècle. Exilé en Amérique du Sud, il rêve de faire son grand come-back, se laissant aussitôt tenter lorsqu'on lui propose la couverture de Paris Match. Porté par un trio attachant, le film est à la fois drôle et teinté d'une once de nostalgie. A commencer par une très bonne reconstitution, nous plongeant immédiatement dans les années 70-80. Un cadre qui sert parfaitement l'action en renforçant cette insouciance qui sied si bien au personnage.

3-copie-5.jpg
Néanmoins, Sans arme, ni haine, ni violence n'est pas le grand film que l'on pouvait espérer. Certes, on passe un agréable moment - malgré quelques longueurs - mais le tout reste bien trop superficiel pour être totalement inoubliable. Dommage au vu de ses nombreuses qualités, à commencer par l'interprétation., gros point fort de l'oeuvre. Il y a Jean-Paul Rouve, évidemment, dont le charisme ne fait plus aucun doute - si on en doutait encore -, mais aussi Gilles Lellouche et sa prestation tout en nuance. Pour ce qui est d'Alice Taglioni, le débat reste totalement ouvert... Dommage aussi pour ce ton si particulier et ce décalage qui fait tout l'humour de Jean-Paul Rouve. Il donne au film une petite touche assez kitsch qui sied, au final, parfaitement à l'ambiance. Une petite déception personnelle donc.

etoile1.jpgetoile1.jpgetoile2.jpgetoile2.jpgetoile2.jpg


Crédit photo: Mars Distribution

Publié dans En salles

Commenter cet article