Scott Pilgrim vs. the World / Edgar Wright

Publié le par Limess

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Sortie: 25 août 2010 (Irlande) / 01 décembre 2010 (France)

> L'histoire: Pour espérer construire une relation sérieuse avec Ramona (Mary Elizabeth Winstead), Scott Pilgrim (Michael Cera), qui jusqu'alors n'a jamais eu de problème à trouver de petite amie, va devoir se confronter au passé de sa dulcinée. Soit combattre une ligue de sept ex, bien décidés à éliminer ce nouveau prétendant.

Délaissant son Angleterre natale et ses compères de toujours, Simon Pegg et Nick Frost, Edgar Wright, prodige de la comédie britannique (Shaun of the dead, Hot Fuzz), s'attaque avec Scott Pilgrim vs. the World à l'adaptation du comic éponyme de Bryan Lee O'Malley. Rejoignant pour cela un Toronto hivernal, offrant par la même à Michael Cera un rôle "adulescent". Fini les éternelles questions autour de la perte de virginité ! Scott Pilgrim [...], soit les aventures d'un jeune homme de 23 ans, guitariste et membre fondateur du groupe Sex Bob-Omb. Enchaînant les jeunes conquêtes jusqu'à ce qu'il rencontre Ramona... ou plutôt que celle-ci vienne à hanter ses rêves. Bien décidé à faire en sorte que cette relation fonctionne, Scott se retrouvera bientôt confronté aux fantômes du passé de Ramona, en la présence de sept "evil ex-boyfriends", pas encore prêts à laisser la belle entamer une nouvelle histoire. Voilà pour le pitch, place maintenant à un film over the top, reprenant à son compte l'univers visuel du comic. Particulièrement fidèle au matériel original, Edgar Wright construit son oeuvre telle une immense bande dessinée virtuelle, usant outrageusement des split screens, calques, effets sonores et autres inscriptions visuelles. Donnant un résultat (d)étonnant pour un film ultra coloré, comme sous acide. Proposant un univers aussi riche que le scénario se fera - en apparence - pauvre, presque régressif. Car Scott Pilgrim repose ni plus ni moins sur la trame d'un jeu vidéo old school, nous plongeant instantanément dans les arcades nostalgiques de notre bonne vieille console. La vie quotidienne de Scott étant presque prédécoupée en sorte de niveau où celui-ci devra affronter un adversaire final toujours plus fort que le précédent pour espérer accéder au prochain. D'où une certaine micro redondance quant à la construction du récit, passé le troisième / quatrième combat, malgré la volonté certaine de les rendre toujours plus attractifs. Une certaine frustration, aussi, de ne pas voir certains des ex plus longtemps, à commencer par l'incroyable Lucas Lee, acteur mégalo, incarné par le non moins sexy Chris Evans. Usant encore et toujours des froncements de sourcils.

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Au milieu de tout ça, il ne faut pas longtemps à Scott Pilgrim pour révéler sa merveilleuse ingéniosité. D'abord, parce qu'Edgar Wright n'a pas son pareil quant il s'agit de créer un scénario malicieux. Livrant un film reposant aussi bien sur l'art savoureux des dialogues - et encore, mon pauvre anglais m'a parfois empêché de tout comprendre - que des gags visuels désopilants. Ensuite, parce que Scott Pilgrim, sous-couvert d'une trame vidéo ludique, dévoile une réflexion plus profond sur les relations amoureuses et les bagages que l'on traine les uns les autres. Et s'ils prennent l'allure de lourdes valises dans How I Met Your Mother, ils sont ici symbolisés par ces fameux "evil ex-boyfriends" qui, une fois détruits, permettent de gagner des crédits et/ou des vies supplémentaires... En somme, à solidifier sa relation. Fun, acidulé, outrancier, hilarant, astucieux, voir même kitsch - certains effets visuels sont ultra (et volontairement ?) démodés - les qualificatifs pleuvent quant à ce Scott Pilgrim, véritable petit fantasme de geek sur pattes. So, let's play again ?

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> Michael Cera: Juno, Une nuit à New York, L'An 1 / Anna Kendrick: Twilight - Chapitre 1: Fascination, Twilight - Chapitre 2: Tentation, In the air, Twilight - Chapitre 3: Hésitation / Jason Schwartzman: A bord du Darjeeling Limited, Funny People / Alison Pill: Harvey Milk / Johnny Simmons: Jennifer's body / Aubrey Plaza: Funny People


Crédit photo: Universal Pictures

Publié dans En salles

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