The Ghost Writer / Roman Polanski

Publié le par Limess

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Sortie: 03 mars 2010

> L'histoire: Un "nègre" (Ewan McGregor) est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique (Pierce Brosman), suite à la mystèrieusement disparition de son prédécesseur. Mais les ombres planant sur ce décès, celui-ci décidera d'enquêter...

Si on a parlé, ses derniers mois, de Roman Polanski dans les médias, c'est bien évidemment plus pour ses frasques judiciaires que pour ses talents de cinéaste. Mettant au premier plan l'homme avant l'artiste. Quoi de plus revigorant alors que de voir débouler sur le devant de la scène The Ghost Writer, nouvelle création du réalisateur polémique. Mettant en scène un "nègre" chargé d'écrire les mémoires d'un ancien premier ministre britannique, contesté depuis ses prises de position en faveur de la guerre en Irak. Là réside la force première de l'oeuvre, le réalisateur invoquant - volontairement ? - des faits particulièrement actuels. D'abord, il y a l'affaire Tony Blair, jugé en grande pompe par ses pairs quant à son implication dans l'envoi de troupes anglaises sur le sol irakien. Ensuite, il y a l'affaire Polanski même, le film cassant du sucre sur le dos de la justice américaine tout en donnant à voir l'enfermement d'un homme, isolé entre les murs d'une grande maison vide. Avec pour seul horizon une immense fenêtre, donnant vue sur le monde. Si The Ghost Writer s'ouvre d'une manière similaire que le Shutter Island de Martin Scorsese - un bateau transperce la brume épaisse pour accoster sur une île -, celui-ci ne produit pourtant pas le même enthousiasme. Roman Polanski livrant un polar plutôt plan plan, jouant de l'atmosphère et non du scénario. Et si certaines séquences laissent place à quelques montées d'adrénaline - filature et GPS -, le film finit doucement par s'engourdir, nous plongeant petit à petit dans un ennui poli. De part un manque d'originalité et une utilisation trop poussive de la parole. Dommage, donc, pour ce joli duo d'acteurs et ce cinéaste pourtant en très grande forme quant il s'agit de créer des images cinématographiques, faisant notamment preuve d'une belle subtilité lorsqu'il se joue du hors champ...

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> Ewan McGregor: I Love you Phillip Morris / Olivia Williams: Une éducation / Tom Wilkinson: Walkyrie

Publié dans En salles

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alexandre mathis 30/03/2010 00:52


oh plan-plan c'est un peu sévère quand même. C'est un bien beau film, haletant, beau, et qui change un peu le profil type des personnages. L'un des rares avis négatif que j'ai lu sur ce film. Tant
mieux, les gouts ne sont pas un monolithe.


Phil Siné 24/03/2010 10:07


m'enfin non ! je ne suis pas du tout d'accord ! ce film n'a rien de plan plan ou d'ennuyeux... au contraire il est rendu passionnant de bout en bout, on est immergé dans le film grâce à une
réalisation fine et intelligente...


Chris 24/03/2010 07:08


Salut, si cela te dit de participer au match Shutter Island / The ghost writer sur mon blog ... tu es la bienvenue.


Knorc 23/03/2010 09:52


Je suis allé le voir hier et contrairement à toi je dois dire que je ne me suis pas ennuyé !
Le film se joue sur un rythme lent, certes, mais il nous tient en haleine.
Les révélations ne sont peut-être pas originales, mais certains évènements sont tellement inattendus (la sortie de l'avion !) que je suis resté bloqué !
La dernière scène pourrait être surréaliste (ca fait un peu trop de morts quand même...), mais comme tu le dis Polanski se sert habillement du hors champ. Dans cet même scène, j'ai bien aimé
l'effet des feuilles qui s'envolent.
Bref, deux petites étoiles pour ce film, c'est un peu dur. :)